Un cadeau inestimable



La vie est comme n'importe quel autre sport de contact, vous allez prendre des coups. Mais ce ne sont pas les coups qui comptent, c'est la façon dont vous les gérez. Si vous les gérez avec colère, méfiance, jalousie, haine, c'est ce que vous obtiendrez en retour. Mais si vous gérez ces coups avec amour et compréhension, ils ne signifient pas grand-chose. Ils se dissipent simplement.

~Sydney Banks


J'écoutais une conférence hier soir, où un coach et un psychologue parlaient de la conscience. Et à un moment, l'un deux a dit une phrase que je me dis chaque jour:


Quel cadeau d'avoir cette compréhension!

Oui... Quel cadeau de pouvoir ressentir une émotion, et de savoir qu'elle n'est pas moi; de pouvoir observer les pensées dans ma tête et les laisser aller; de pouvoir ressentir les sensations de la peur dans mon corps, comme cet après-midi, et de savoir que je ne suis pas en danger, et puis, voir les effets se dissiper peu à peu.


Pendant très longtemps, toute mon attention et mes efforts étaient consacrés à repousser, à engourdir, à résister aux émotions, comme font la majorité des gens. Ils anesthésient la souffrance.


J'essayais de me débarrasser de la sensation de malaise, d'inconfort, d'insécurité, de désespoir par tous les moyens disponibles. C'est ce que nous faisons tous, parce que l'on n'a pas appris autre chose.


Nous n'avons pas appris à nous questionner sur ce qui cause réellement la souffrance.


Nous repoussons l'expérience du moment, et nous croyons fermement nos pensées.


Toute la cacophonie des pensées sur l'avenir, le passé, les comparaisons avec les autres, l'identité qui crée en fait toute cette souffrance, n'est pas remise en question.


Eckhart Tolle dit que la plus grande addiction, dont on ne parle pas parce que les gens qui sont addicts ne le savent pas, est l’addiction à la pensée. C'est addictif.


Je ne peux pas arrêter de penser c’est comme, je ne peux pas arrêter de boire, de fumer, de manger.

Quand germe la conscience, nous commençons naturellement à nous désintéresser de nos vieilles habitudes de pensée. Les jugements, les doutes, les commérages et les humeurs moroses ne semblent plus avoir de sens.


Si je peux faire un autre choix pourquoi ferais-je ce choix là?


La vie a toujours ses challenges, mais il n'y a plus tout le drame autour et la souffrance qui l'accompagne.

Nous savons que nous pouvons choisir de nous désintéresser de nos veilles habitudes de pensée. Elles nous saisissent toujours, mais ça n'a plus d'importance, car nous pouvons nous en éloigner et retrouver la liberté, à tout moment.


Hier soir, le psychologue a ajouté:


il y a des personnes qui ne le sauront jamais.

J'y pense souvent, moi aussi, et cela motive mon travail. J'ai le profond désir de rendre cette compréhension accessible.




Christel

Photo de Honey Fangs