Se dire Oui



Quand nous décidons de nous dire enfin Oui, c'est là que le travail de fond commence.

Nous allons nous retrouver face à tout ce qui nous a empêchés jusque là de vivre de façon vraiment authentique.

On ne peut pas se choisir et continuer de vivre comme on a toujours vécu.


Il y a des comportements, des habitudes, des façons d’être au monde qu'il va falloir laisser derrière soi, avec notre vieille identité.

Se dire Oui, fondamentalement, c’est se choisir, même si personne d’autre ne le fait.


Nous faisons le choix de ne plus attendre la validation de l’extérieur.


Nous nous donnons la permission.

La possibilité a toujours été là, mais nous ne le savions pas.

Nous avions cru un mensonge. Celui qui nous disait que nous devions gagner la validation, l’approbation des autres, afin de nous sentir Ok; et en premier celle de nos proches.

Nous avons appris à faire plaisir, à ménager les susceptibilités, à nous croire responsables du bonheur des autres autour de nous.

Nous avons endossés des rôles qui n’étaient pas les nôtres devenant tour à tour, sauveur, persécuteur ou victime. Nous avons appris à vivre dans la culpabilité.

Nous avons appris le chantage affectif, la manipulation.

Nous avons accepté un marché de dupes:

"j’abandonnerai une partie de moi pour ne plus ressentir la culpabilité que je ressens quand tu me désapprouves."

"J’accepterai de m’amputer de parts de moi, encore et encore, pour vous garder heureux."

Pour ce faire, nous avons appris à ne plus écouter notre coeur.


Nous nous sommes anesthésiés, endormis à nous-mêmes, c’était le prix à payer.


Alors se dire Oui va faire remonter tout cela.

En nous disant oui, nous allons devoir apprendre à dire Non aux autres.

Le travail intérieur va demander d’observer les invitations du mental à la culpabilité, la peur, la honte… et de ne plus entrer dans le jeu.


Dans le chantage affectif et la manipulation, il faut être au moins deux: celui qui manipule et celui qui accepte d’être manipulé. Quand l’un des deux arrête de jouer, le jeu s’arrête.


Sur ce chemin, nous apprenons à déposer la culpabilité sur le feu, et à laisser brûler.


Nous faisons confiance à notre coeur pour nous guider.


Il sait ce qui est juste. Toujours.




Christel

Photo de Jen Theodore