Procrastiner... ou pas




La procrastination, avec le temps, j’ai appris à faire "amie amie" avec elle.


En commençant par ne plus l’étiqueter ainsi.


Je ne me dis plus "je procrastine", hormis là pour écrire ce texte :)


Je le fais maintenant avec humour. Ce n’est plus si sérieux, si grave.


Pourtant, il fut un temps où je me cataloguais comme procrastinatrice, et je lisais tout ce qui se faisait sur la procrastination, son fonctionnement et plus spécifiquement comment la vaincre!


Car il s’agissait bien de la vaincre, c’était une ennemie de la réussite dans tous les domaines, une empêcheuse de tourner en rond, et même une forme d’auto-sabotage.


Et wow… mon regard a bien changé depuis.

Tout d’abord, comme je disais en retirant cette etiquette, je suis devenue plus curieuse de ce qui se passait vraiment dans l’instant.

Ce que j’ai constaté, c’est qu’il y avait beaucoup de pensées, et ce qui est très présent alors c’est les « tu devrais » ou « je devrais », comme si en moi deux parties s’affrontaient celle qui me dit de faire, et l’autre qui n’a pas envie et résiste.


Et surtout, j’ai réalisé que j’étais persuadée que la partie qui me disait vrai, celle qui détenait la vérité était celle qui me disait « tu devrais ». Celle qui décidait que c’était le moment, là maintenant.

Alors j’ai commencé à me poser la question, Et si ce n’était pas vrai? Et si elle n'avait pas raison?

J’ai ainsi découvert que c’est souvent plus une histoire de timing qu’autre chose. En faisant confiance au timing naturel des choses, j’ai remarqué qu’elles finissent par être faites, et de manière bien plus fluide. L'impulsion vient à un moment, et il me suffit de la suivre.

Pour moi, il est là le secret, dans la fluidité.


Accepter de lâcher le control, les règles, les « je devrais », et de faire plus confiance à la vie, son rythme naturel et son timing.

Et puis, j'ai vu aussi que parfois, ce sur quoi nous procrastinons n’est tout simplement pas la chose à faire, même si la voix dans notre tête nous dit « tu devrais », « tu es une mauvaise personne parce que tu ne le fais pas », etc.


Ce n'est pas la voix de notre sagesse profonde qui nous parle. Elle ne s’exprime pas comme cela, et elle n’utilise jamais la coercition, pour nous forcer à faire quelque chose. Ça c’est le job de notre mental, notre conditionnent.


Le conflit intérieur a lieu entre notre tête et notre coeur.


Et le choix nous appartient. Nous pouvons continuer à nous forcer, nous faire violence, ce qui nous avons appris à faire en n'écoutant pas notre propre sagesse.


Ou nous pouvons apprendre à l'écouter et agir en fonction d'elle. C'est ce que l'on appelle suivre le flow, aller dans le sens du courant au lieu de sans cesse ramer à contre courant, et s'épuiser.


Et quand nous allons dans le sens de la vie, la vie a tendance à aller dans notre sens!





Christel

Photo de Andrew Svk


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