Pourquoi nous faire mariner dans quelque chose d’inconfortable?




Le mental est si doué pour nous convaincre que c'est le seul scénario à suivre…

Le Pendu revient, alors qu’il est déjà sorti hier soir, comme s’il venait nous dire « Non, tu ne vas pas bouger de là où tu es. Tu vas encore mariner un peu. »

Ce que nous prenons, bien-sûr, souvent comme une punition! Resterions-nous dans une situation inconfortable si nous n’y étions pas forcés?

Quand nous désirons de tout notre être sortir d’une situation et que rien ne semble vouloir bouger, nous pouvons nous sentir désespérer.

Avec la carte du Pendu, il peut y avoir l’idée de se sentir victime de la vie, et attendre un sauveur, que ce soit sous la forme d’une personne ou d’une chose comme un ticket gagnant au Millionaire. N’importe quoi pourvu que ça nous sorte de cette situation que nous ne supportons plus.

Et alors que tout notre être dit non, refuse la vie telle que nous la vivons, nous nous voyons mariner, et mariner encore.

Alors pourquoi? Quel est le sens de tout ça?

Nous pouvons croire en une forme de fatalité, quelque chose que nos sommes condamnés à vivre. Où si nous croyons que « L’univers est un lieu amical », pour reprendre la formulation d’Albert Einstein, nous pouvons imaginer que ce qui se passe est à dessein.

Pourquoi nous faire mariner dans quelque chose d’inconfortable?

Peut-être pour nous permettre d’ouvrir les yeux, de prendre conscience des pensées qui nous habitent, et des comportements qu’elles génèrent. Si nous pouvions agir sur nos circonstances sans agir sur ce qui les génèrent, nous ne pourrions pas prendre conscience de nos pensées limitantes.

Avec le Pendu, nous pouvons prendre conscience des schémas répétitifs, symbolisés par la Roue de Fortune, sa carte complémentaire.

Nous tournons en rond encore et encore, cherchant à contrôler la situation, jusqu’au moment ou quelque chose lâche en nous. Nous lâchons prise, comme la feuille tombe de l’arbre.

Ce lâcher prise vient d’une nouvelle conscience qui nait de ce que nous avons vu en restant mariner dans cette situation inconfortable. C’est l’invitation du Pendu : garder les yeux ouverts dans l’inconfort, demeurer éveillé alors que nous pourrions avoir envie de fuir ou nous anesthésier.

Le Pendu, c’est une chrysalide dans laquelle nous nous transformons. Il nous permet d’honorer ces moments de nos vies où nous commençons à nous clarifier sur ce qui ne nous convient plus.


« Je poussais, je luttais et je contrôlais, au lieu d'écouter, de faire confiance et de permettre. » ~Rebecca Campbell






Christel

Photo de Christine Kozak




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