Apprendre du passé...




"Que voulez-vous explorer?", nous demande L’Hermite, ce soir.

Pour ma part, j’ai très envie d’explorer plus en profondeur notre rapport à l’argent.

Un mot et un concept si présents dans nos vies, et dont pour la plupart d’entre nous nous savons si peu de choses… Comme nos croyances sur l’argent, ce qu’elles sont, d’où elles viennent, comment ces croyances impactent nos choix, et comment ces choix impactent nos vies.

« Le monde est en moi, je ne suis pas dans le monde. » disait Nisargadatta Maharaj

Aujourd’hui, je lisais le message de Michel Mompontet sur Twitter, qui partageait le récit de la mort de son ami, le photographe René Robert, le 19 janvier.

Il expliquait que l’homme de 84 ans est tombé, victime d’un malaise, en faisant sa ballade du soir. Il s'est ensuite retrouvé allongé là, incapable de se relever pendant neuf heures, dans une rue de Paris, sans que personne ne s’arrête. Pour finir, au petit matin, c’est un Sdf qui est venu à son secours, mais trop tard.

Premiere réponse sur twitter: "Que ce monde devient impitoyable!"

Seconde réponse: "Pas pour les milliardaires, ça va pour eux."

Aucun rapport, pensez-vous?

Pas forcément, car je crois que pour beaucoup d’entre nous l’argent signifie la sécurité. Cette personne se dit que les milliardaires sont "à l'abri", il ne peut rien leur arriver.

Alors oui, je trouve le sujet de notre rapport à l'argent passionnant, vu qu’il est au coeur de la plupart de nos débats.

Au-delà de l’argent, qui n’est qu’un symbole, il y a notre relation à l’abondance, et la peur de manquer si présente: manquer de temps, d’argent, de santé… Je suppose que c’était ce qui était présents chez ces passants qui ne se sont pas arrêtés pour demander à cet homme gisant sur le sol, s’il allait bien.


L’Hermite, c'est aussi l'invitation à contempler le passé pour en tirer des enseignements.

- Pourquoi ai-je agi comme j’ai agi?

- Qu’est-ce qui a motivé mes choix?

- Que devais-je croire pour agir de la sorte?

Lire cette nouvelle tragique m’a touchée et troublée, comme beaucoup d’autres j’imagine... Et je vois aussi comme il serait tentant et facile de juger ces passants, et de se dire que nous aurions fait mieux.

Est-ce vrai? Qu’en savons nous vraiment?

Comme le chantait Jean-jacques Goldman, aurais-je été meilleur ou pire que ces gens…?

L’aurions nous vu cet homme au sol? Aurions-nous osé nous arrêter pour lui parler? Ou aurions-nous repoussé la pensée, nous disant « C’est un sdf » ?


Cet après-midi, j'ai aussi lu cet article éclairant qui peut être une piste pour nous préparer à agir différemment : Souffrances dans l’espace public : petit guide de solidarité à usage des passants

Malheureusement, nous fonctionnons beaucoup pour ne pas dire quasiment tout le temps en pilote automatique, et il nous faut parfois des « électro-chocs » pour en sortir.

Il est à espérer que la mort de cette homme, nous aura éveillés à la présence des personnes allongées au sol dans nos rues.

Pour conclure, L'Hermite nous rappelle que la sagesse vient en apprenant à se connaître, à comprendre ce qui nous agit, ce qui motive nos actions et réactions. Nous ne pouvons pas changer ce dont nous n’avons pas conscience.


« Chez un sage, les mots viennent de Nirvikalpa ou la perception directe. Ce n’est pas de l’imagination ou du savoir accumulé. »

~Nisargadatta Maharaj






Christel

Photo de Mary Skrynnikova


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