Qu’est-ce qui vous intéresse?


Ce qui nous « intéresse » est ce à quoi nous donnons notre attention, ce dont nous sommes curieux, ce qui nous attire.


Nous sommes toujours intéressés par quelque chose. A chaque moment notre attention va quelque part.

En ce moment même à quoi vous intéressez-vous? Dans quoi êtes vous investi, engagé? Est-ce une histoire dans votre tête? Une émotion? Un besoin?


Nous avons tous nos « intérêts préférés », les endroits où notre attention va facilement - des habitudes de pensées.


Ceux qui sont dans l’évitement d’émotions douloureuses ou trop intenses, vont être intéressés par le shopping, les achats compulsifs, les réseaux sociaux, l’addiction au travail, etc

Ceux qui sont plutôt tendus et anxieux, s’intéressent plus aux pensées apeurantes, anxiogènes.


Ceux qui se sentent mal dans leur peau, complexés, sont plutôt intéressés par les pensées de critiques sur eux-mêmes, et leur apparence.


Ceux qui sont plus dans les drames personnels vont cultiver ces histoires dans leur dialogue intérieur, et avec les autres.


Nous pouvons sans doute nous reconnaitre un peu dans toutes ces habitudes, mais il y a celle que nous privilégions, notre habitude de prédilection.


Cette habitude prend beaucoup de notre temps et de notre énergie. Du temps et de l’énergie que nous n’investissons pas dans ce que nous voulons vraiment.


Nous pensons vouloir la paix, mais nous entretenons des pensées anxiogènes ou du ressentiment.


Nous pensons vouloir nous aimer mais nous continuons d’entretenir des pensées d’insuffisance ou de critiques envers nous-mêmes.


Tant que nous laissons ces vielles habitudes nous diriger, nous vivons une vie de limitation et d’insatisfaction.


Ce à quoi nous nous « intéressons » crée notre vie.


Il nous faut donc nous désintéressés de tout ce que nous ne souhaitons pas dans nos vies.


Si nous voulons nous sentir sûrs de nous, il nous faut abandonner les pensées de doute.

Si nous voulons nous sentir en paix, il nous faut abandonner les pensées de blâme, de critique, de plainte.


En fin de compte, c'est à nous de rediriger notre attention vers ce qui nourrit la vie que nous voulons.




Christel

Photo de shen liu