Pourquoi certaines pensées sont collantes?

Soyez rapides sans vous presser.
J'ai appris que c'est ce que disait un coach célèbre à son équipe de footballers américains,
et je me dis que c'est un conseil que nous pourrions tous suivre.
Être rapide sans se mettre la pression... Séparer la rapidité d'action de la pression que nous nous mettons en pensée.
Dans nos journées, la plupart du temps nous ne voyons pas à quel point notre monologue intérieur nous malmène. Pour beaucoup d'entre nous, cela passe complètement sous le radar.
Il n'y a alors pas d'autres choix que de s'affairer, dans l'espoir de contenter cette mégère intérieure.
Malheureusement, cela ne fonctionne pas. Nous avons beau courir, elle n'est jamais satisfaite!
Et pour cause... c'est une pensée. On ne peut jamais satisfaire une pensée.
A la manière de l'algorithme Facebook, notre esprit génère toujours plus de pensées semblables à celles que nous entretenons.
Parce que oui, ne nous y trompons pas, ces pensées qui nous mettent la pression, nous avons le choix d'arrêter de les cultiver.
Nous n'avons pas le choix des pensées qui nous viennent à l'esprit, mais une fois que nous en avons conscience nous pouvons continuer de les entretenir ou les laisser aller.
Pour reprendre l'analogie avec Facebook, les personnes anxieuses ont tendance à liker/cultiver des pensées anxiogènes, et leur algorithme personnel leur en fourni toujours plus.
Au début cela semble difficile de laisser aller ces pensées parce qu'elles ont un caractère "collant", elles semblent être plus résistantes que nos autres pensées. Nous pouvons alors être tenté de croire qu'elles ont une force en elles... Mais non, les pensées n'ont jamais que le pouvoir que nous leur donnons.
Leur caractère collant vient du fait que ce sont des pensées que nous avons beaucoup cultivées, et quand elles arrivent les sensations dans notre corps nous donnent l'impression que ces pensées sont "physiques". Mais si nous les laissons passer comme nous le faisons lors de la méditation, sans là présence de la pensée les sensations vont disparaître assez rapidement.
À force de les laisser aller, elles vont perdre en énergie, en élan, et nous semblerons moins collantes.
Les anciens fumeurs connaissent ce phénomène. L'envie quand elle vient ne dure qu'une ou deux minutes, comme une vague, elle monte et elle redescend.
A moins qu'on se mette à entretenir la pensée "j'ai envie d'une cigarette". Le dialogue intérieur se met alors en route: "j'envie de fumer. C'est trop dur... Je ne vais jamais tenir. C'est insupportable!" et les sensations physiques s'accentuent.
La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l'inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie. ~Eckhart Tolle
Ne plus vivre sous le joug de la pensée, c'est être libre.
Christel
Photo de Micheile Henderson
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