Pardonner, c’est oublier ce qui ne fait pas partie de cet instant présent.



La vie est une succession de moments…

Cette phrase a résonné avec force, alors que j’écoutais Richard Carlson ce matin, dans la salle de bain.

Je sais que je l’ai déjà dite moi-même, mais là je l’ai entendu avec plus de profondeur.

Ce que nous appelons « notre vie » est une succession de moments présents.

Cette idée m’a alors ramenée à la notion de pardon, très présente en ce moment, et à la definition qu’en donne le livre Un cours en miracles,

Pardonner, c’est simplement te rappeler les pensées aimantes que tu as données dans le passé et celles qui t’ont été données. Tout le reste doit être oublié.


Le monde dans lequel nous vivons chacun est un concept mental, et non une réalité objective. Nous voyons ce que nous croyons.

Comme disait Anais Nin, nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont, nous les voyons telles que nous sommes.

Se souvenir ou réaliser que la vie est une succession de moments permet de voir notre responsabilité dans le fait de garder le passé vivant en nous, surtout quand celui-ci est douloureux.

D’où la notion de pardon…

Pardonner, c’est oublier ce qui ne fait pas partie de cet instant présent.

C’est ne pas ramener constamment le passé dans le présent.

C’est regarder le moment tel qu’il est maintenant - un moment unique, détaché du passé et du futur qui ne sont « que » des pensées.

La seule réalité est l’instant présent - ce moment.

Si je me remémore ce qu’on m’a dit ou fait dans le passé, c’est une pensée passée que je ramène dans le présent, quelque chose que je cultive en moi de façon consciente ou inconsciente.


Donc la question est : est-ce que ça me rend heureuse?

Est-ce que ça me permet d’être plus vivante et aimante, maintenant?

Et si ce n’est pas le cas, pourquoi continuer?

Ce n’est pas une question réthorique, il s’agit vraiment d’explorer.

Pourquoi continuer d’entretenir ces pensées/souvenirs passés s’ils ne nous rendent pas heureux?

Quelle est notre intention?

L'autre question que j’aime me poser dans ces moments où quelque chose me travaille est :

Est-ce que je veux avoir raison ou est-ce que je veux être heureuse?

Il n’y a pas de jugenent, juste la constatation de deux intentions différentes avec des résultats différents.

Quelle est mon intention?


Être heureuse.


Cette réalisation désamorce la pensée qui me travaillait.

Je pourrais me poser la même question avec la paix: est-ce que je veux avoir raison ou est-ce que je veux être en paix?


Ces questions nous invitent à choisir entre le désir de notre égo et celui de notre âme.






Christel

Photo de Nicole Queiroz




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