Marcher pour lâcher-prise




Il faisait doux aujourd’hui. C’était bon de sentir le soleil en marchant dans le rue.

Je savais que cette marche me ferait du bien.


Depuis le matin, je voyais mon esprit retourner encore et encore vers le même sujet, générateur de stress.

On parle de stress extérieur et intérieur, sous entendu qui a sa source dehors ou dedans, mais la seconde catégorie est celle que nous vivons le plus souvent.


Ce ne sont pas les circonstances, mais nos pensées au sujet des circonstances qui nous stressent.


C'est le fait de penser activement à ce qui nous préoccupe qui génère ce stress.

Penser de façon compulsive à nos problèmes n’est pas ce qui nous permet de les résoudre. Quand nous y pensons avec notre mode de pensée analytique, nous ne faisons que tourner en rond et générer beaucoup de stress.

Le sentiment de se sentir dépassé vient de là, le fait d’avoir un esprit qui part dans tous les sens. Ce sentiment d’être débordé ou hypertendu est un panneau indicateur qui nous invite à « sortir de notre tête » et revenir dans le corps . Nous pensons trop.

Le stress a son origine dans les pensées présentes à notre esprit à ce moment là. Nous n’avons même pas besoin de connaître leur nature, il nous suffit de sentir la tension dans notre corps pour savoir que nous pensons, et que ce à quoi nous pensons ne nous est pas bénéfique.

Le fait d’être pris dans nos pensées est un facteur bien plus important pour notre stress que le sujet même auquel nous pensons.

C’est le fait de penser, d’avoir cette conversation intérieure qui nous stresse, et plus nous alimentons cette conversation, plus nous stressons.

Si nous arrivons à laisser aller les pensées, meme si le problème n’a pas été solutionné, nous retrouvons la paix.

C’est pourquoi la marche fait du bien, en étant dehors présents aux sons et aux images de la ville, aux personnes que nous croisons… le mental finit par se calmer. Et quand notre esprit est calme, nous devenons disponibles à l’inspiration.


Tant que la grosse caisse jouait, il est nous était difficile d'entendre la flute...


Laisser aller cette conversation avec nous-mêmes, c’est accepter de lâcher le contrôle et laisser notre moi profond prendre les rênes. Car nous sommes conscients que comme disait Albert Einstein, nous ne pouvons pas résoudre un problème au même niveau de conscience qui l’a créé.




Christel

Photo de Taylor Leopold





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