Apprendre à faire confiance à sa propre voix



Qu’apprends-tu? demande le roi de Bâton, ce soir.


Et la réponse qui vient est la souveraineté, j'apprends à être maître de mon domaine.


En l’occurence, là, le symbole du Bâton évoque la créativité et l’inspiration, plus particulièrement dans l’écriture.


Aujourd’hui, avec ce texte cela fera 380 jours en continu que j’écris sur ce blog.


Une amie me demandait, il y a peu, ce que j’ai appris avec cette pratique, et j'ai réalisé que c’est la souveraineté que j’apprends.


J’apprends à être maitre de mon monde intérieur.


Je suis engagée à écrire tous les jours, et le fait d’avoir envie ou pas n’entre pas en ligne de compte. Peu importe la façon dont je me sens, je vais m’asseoir devant mon clavier et commencer à écrire.


Cet apprentissage éclaire aussi d’autres parties de ma vie. Hier, par exemple, j’ai réalisé que je n’avais pas envie de suivre un programme auquel pourtant je me suis inscrite avec plaisir.


Cela faisait plusieurs jours que je repoussais le moment d’écouter les enregistrements. J’ai alors réalisé que je ne laisserais pas ce manque d’envie m’arrêter s’il s’agissait d’écrire un article. J’ai donc décidé de le faire quand même et observer ce qu’il se passerait.


J’ai ainsi pu constater que comme pour l’écriture, il s’agissait de commencer, de dépasser ces pensées bloquantes du début. Une fois dans l’action, l’inspiration et l’envie viennent, elles ne sont plus obstruées par les pensées.


Il y a une difference majeure entre faire et penser à faire, écrire et penser à écrire.


Dans le premier cas, on est engagé dans les histoires du mental, dans le second, il y a une ouverture sur autre chose, l’esprit, l’inspiration.


Devenir maitre de mon monde intérieur, c’est essentiellement ne plus me « prendre au sérieux », ne plus croire les histoires que me propose mon mental.


Pour pouvoir écrire sur mon blog tous les jours sur une si longue période, il m’a fallu passer outre mon critique intérieur, je publie ce que j’ai écrit que mon critique soit content ou pas. Ce qui implique de lâcher le perfectionnisme. Je sais que les textes ne sont pas égaux niveau qualité et inspiration, et je l’accepte. Mon but est avant tout la pratique, et la curiosité. J’ai très envie de voir où elle m’emmène.


J'apprends aussi que ces pensées critiques sont souvent très sévères, et qu'en relisant le jour suivant ou plus tard, je découvre le texte avec de nouveaux yeux.


Ça je l'avais découvert avec Julia Cameron, dans sa pratique des "pages du matin", elle nous invitait à les enfermer dans un enveloppe et attendre 8 semaines (!) avant de les relire.


L’écriture quotidienne me demande aussi d’être moins « regardante » quant aux sujets. Ce qui fait que je filtre moins, sinon il me serait difficile de me renouveler chaque jour. Ainsi, j’ai pu m’aventurer vers des sujets sur lesquels je n’aurais pas penser écrire.


Et enfin, dernier sur cette liste, mais premier en importance, j’apprends à faire de ma créativité une priorité. Je sais que j’ai le texte du jour à écrire, et je le fais passer avant d’autres activités dans ma vie.


Je fais des choix où je place ma créativité en premier. Ce qui signifie aussi, placer le désir d’écrire et de partager ma vision du monde, avant la crainte du regard de l’autre.


« Lorsque vous vous présentez devant la page et que vous y consacrez du temps jour après jour, vous apprenez à faire confiance à votre stylo et à la voix qui émerge, votre propre voix. » ~ Judy Reeves





Christel

Photo de Amador Loureiro




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