Comment devenir une bonne mère et un bon père pour nous-mêmes?




On ne va pas se mentir, la période est éprouvante. Et je crois ne pas m’avancer de trop en disant qu’elle l’est sans doute pour tout le monde.

J’avoue qu'en 2020 quand cette crise a commencé, je ne l’imaginais pas durer. Comme beaucoup d’entre nous, je me disais que les choses allaient revenir « à la normale » après quelques mois de mesures drastiques.

Arrivée en 2021, j’avais déjà compris que non, nous n’allions clairement pas revenir à la normale comme nous l’avions connue, et de plus, ça risquait de durer.


Le chat sur mes genoux s’étire, et se retourne pour accueillir une caresse...


Nous vivons toutes les deux (apparemment) dans le même monde, pourtant elle n’est pas affectée et continue son petit bonhomme de chemin.


Sa réalité à elle n’a pas changé. Si ce n’est le chat rouquin qui s’est installé dans le quartier, et à qui elle doit expliquer où sont les limites à ne pas franchir.

Pour nous les humains, c’est plus compliqué, nous ne sommes pas seulement au courant de ce qui se passe dans nos vies, notre quartier, notre ville ou même notre pays... Nous apprenons aussi en Live, toutes les catastrophes sur la planète.


Pour ceux qui ont le coeur et les yeux ouverts, cela peut-être véritablement drainant si nous n'y prenons pas garde.


Aussi, je crois que s’il y a une chose que cette période peut nous apprendre, c’est la résilience. Nous pouvons apprendre à tenir le coup sur la durée, avec tous les challenges que nous rencontrons à un niveau personnel et global.


La résilience est la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité.~Boris Cyrulnik


Nous avons chacun a apprendre à prendre soin de nous-mêmes, à nous « re-parenter » en quelque sorte, devenir une bonne mère et un bon père pour nous-mêmes, en étant à l'écoute de nos besoins.


Ce qui peut vouloir dire:

- Arrêter d’écouter les news ou d’aller sur les réseaux sociaux quand nous sentons que c’est trop, que nous somme fatigués, irrités ou déprimés.

- Avoir ce que Boris Cyriluk appelle un «tuteur de résilience»: ami, famille, communauté, thérapeute, coach… S’entourer de personnes qui nous veulent du bien, et à qui nous pouvons nous confier.

- S’accorder des moments de solitude, des moments au contact de la nature et des animaux qui nous aident à sortir de nos têtes et prendre conscience de la réalité du moment présent.

- Avoir une pratique dans nos journées pour régulièrement inviter la paix, comme la méditation, le yoga, écouter la pluie tomber, ou regarder le ciel par la fenêtre.

- Se permettre d’être « dans la lune », et rêvasser de temps en temps.


- Choisir les chemins de traverses au lieu de l'autoroute, et prendre le temps de flâner, au lieu de toujours se presser.


- Et puis, cultiver l’humour et le sens de la dérision, pour garder du recul et se remonter le moral.


« L’humour est un vecteur de résilience car, par nature, il est bienveillant et créateur de liens, il est un renforçateur social. Il permet de mettre à distance, prendre du recul, s’affranchir du désespoir et rebondir. » ~Bruno Humbeeck


- Et enfin, oser l’insoumission, la rébéllion, c’est-à-dire avoir la force de désobéir, aux lois toxiques extérieures ou intérieures.


Boris Cyrulnik se souvient de son enfance: «Je savais déjà qu’on ne doit pas se soumettre à toutes les lois, même si elles viennent des adultes. (...) Pour moi, être rebelle ne veut pas dire s’opposer à tout, mais « se déterminer par rapport à soi ».




Christel

Photo de Allison Christine


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