Comment ôter les ronces ?




Cet après-midi, j’ai profité du beau temps pour m'occuper des ronces, qui avaient envahi un coin du jardin pas très accessible.

Je les ai presque toutes retirées, j’ai les marques sur les bras et les jambes pour en attester... Et alors, que je me débattais avec une branche qui s’accrochait à mon t-shirt j’ai pensé à la symbolique.

Les ronces sont comme ces vieux schémas de pensées répétitifs qui s'accrochent et dans lesquels on s’empêtre.


Les grosse ronces, celles qui sont la depuis plus longtemps, ont pris le temps de s’emmêler profondément dans les branches en montant haut dans les arbres. J’avais beau tirer dessus ça ne venait pas, il fallait en couper un bout, puis un autre un peu plus loin et démêler le tout petit à petit, à la manière d’un casse-tête.


Les vieux schémas de pensées peuvent être insidieux, on ne les voient pas toujours s’installer, et on réalise qu’ils sont la parce que « ça pique ». C’est comme une addiction, une fois qu’on est empêtrés dans ces pensées, même si ça fait mal, on a du mal à les lâcher. On se sent en colère, paniqué ou désespéré… un état que l’on connait bien, que l’on a beaucoup pratiqué.


Dans cette métaphore, comme avec les ronces cet après midi, il faut des gants et un sécateur. Les gants sont la présence à soi, avec lesquels nous devenons conscients de ces schémas de pensées répétitifs. Le sécateur est le lâcher prise. La pratique consiste à « attraper et relâcher ». On « attrape » une pensée au vol, en en devenant conscient et on la laisse aller.


Attraper et relâcher, attraper et relâcher, attraper et relâcher…


Petit à petit, ces pensées perdent en vigueur. Nous n’attendons plus qu’elles prennent de l’élan, et c’est plus facile de retirer de jeunes ronces, que les grosses ronces toutes emmêlées.

“Chacun doit être l'aide-jardinier de sa propre âme.” ~ Joris Karl Huysmans





Christel

Photo de Amanda Hortiz


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