20 ans, déjà.



J’habitais aux Antilles. Il était 9h00 du matin et notre voisin s’était précipité chez nous.

“Vous avez entendu?!”


Voyant nos têtes hébêtées, il nous avait dit:


“Allumez la télé! Il y a une attaque terroriste à New york!”


Nous nous étions ensuite retrouvés tous les trois les yeux rivés à l’écran, incrédules... Nous ne pouvions pas y croire, et pourtant ça se déroulait là, sous nos yeux.


Je me souviens aussi, quelques jours plus tard, d’un moment émouvant alors que je faisais des courses au supermarché. Nous nous étions tous arrêtés, et recueillis en silence quelques minutes à la mémoire des disparus et de leurs proches.


Il est dit qu’il y a eu un avant et un après le 11 septembre 2001.


Il y a “l’avant”, où nous pouvions encore vivre dans certains pays avec le sentiment d’être “à l’abri”, et l’après.

D’ailleurs certains soulevaient alors le fait que l’on faisait beaucoup de cas pour trois milles morts, alors que partout dans le monde bien plus de personnes mourraient quotidiennement, à cause de la guerre ou de la faim.


Ce sentiment d’être “à l’abri” reposait sur l’idée que le sentiment de sécurité venait de l’extérieur.


Est-ce vrai?


N’avez-vous jamais été dans une situation où vous étiez à plusieurs, et que seulement certains d’entre vous se sentaient en insécurité?


Alors pourquoi?


Si la sécurité venait vraiment des circonstances extérieures, ça ne colle pas.


Je me souviens d’un été où nous étions à trois dans une location de vacances, dans le sud de la France. Nous pouvions voir de la fumée au loin sur une autre colline.

Deux d’entre nous restaient collées à la fenêtre, de plus en plus tendues, alors que la troisième était tranquillement assise, et recousait son short.


Qu’est-ce qui faisait la différence?


Ce que nous pensions.

Les pensées que nous entretenions chacune, au sujet de la situation.

En fait, nous ne faisons jamais l’expérience des circonstances, mais de nos pensées à propos des circonstances.

Pour les premières, leurs pensées d’inquiétude faisaient boule de neige, grossissant à vue d’œil, et générant de plus en plus d’agitation intérieure. “Le feu va venir jusqu’à nous. Il faut partir!”


Alors que la troisième restait calme, avec des pensées comme “le feu est loin de nous”, “nous sommes dans une résidence, dans une grande ville, nous serons avertis”, “si personne ne bouge autour de nous, c’est que c’est sans danger. Ce sont des locaux ils ont l’habitude.”, etc.

Bien sûr, le fait que le sentiment d’insécurité soit généré de l’intérieur, ne veut pas dire que la vie soit sans danger. Mais plutôt que le sentiment d’insécurité ne nous protège pas du danger, au contraire.

Tout comme nous avons du mal à entendre la flûte quand la grosse caisse se met à jouer, nous sommes moins réceptifs à notre intuition et notre sagesse instinctuelle, quand notre esprit est agité, plein de pensées d’inquiétude.

Et pour la petite histoire... le feu a été maîtrisé par les Canadairs avant la fin de la journée, et les fumées ont continué jusqu’au lendemain.



Christel

Photo de Ch M

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