Comment j'ai écrit 100 textes en 100 jours...



J’ai tiré une carte pour écrire ce texte, et c’est à nouveau le 4 de baton. Sur le moment je me suis dit: Encore! Qu’est-ce que je vais pouvoir écrire encore à ce sujet?


Et puis j’ai réalisé le pourquoi de ce tirage...

Aujourd’hui, j’écris le 100ème texte de mon défi commencé il y a 100 jours. Cela vaut bien une célébration!


Quand j’ai commencé ce défi je n’avais pas imaginé de durée, mon but était seulement de me mettre à écrire sur mon blog touts les jours.


J’étais curieuse de cette experience.


Pourrais-je trouver des sujets qui m’inspirent chaque jour? Pourrais-je me renouveler chaque jour? Serais-je tentée d’abandonner?


Oui, oui et non.


Le premier cadeau de ce défi a été de me permettre de lâcher le perfectionnisme.

Pour écrire chaque jour, j’ai accepté la plupart du temps la première idée de sujet qui me venait. J’ai aussi accepté de publier parfois des textes dont je n’étais pas vraiment satisfaite.


Je gardais à l’esprit, que Seth Godin qui m’a inspiré ce défi que je me suis lancée, disait que la moitié de ses textes au debut était en dessous de la moyenne en qualité.


L’important est la pratique.


C’est ce qui m’intéresse: pratiquer tous les jours, car j’en connais le bénéfice. J’ai déjà une pratique d’écriture journalière. Je viens de commencer mon journal numero 78, et cette pratique ne cesse de se developper et de s’enrichir.


Avec mes pages du matin, j’ai appris à ne pas me laisser arrêter par le critique intérieur. Pendant des années, j’ai écrit trois pages tous les matins, que j’en ai envie ou pas. Maintenant, cette pratique fait partie de mes essentiels. A part de très rare fois, je me réjouis de me retrouver devant la page blanche le matin.


J’ai appris aussi avec ce défi à « faire avec » l’émotion, l’humeur présente, quelqu’elle soit. J’étais engagée donc quoi qu’il arrive je devais écrire, et c’est ce que j’ai fait, de là où j’étais.


Nous commettons souvent l'erreur de penser que nous "devons" être dans la "bonne" humeur pour écrire. En réalité, n'importe quelle humeur peut être utilisée pour écrire. Toute humeur est une bonne humeur pour écrire. L'astuce consiste à entrer dans n'importe quelle humeur, comme dans une pièce, à s'asseoir et à écrire à partir de là. ~ Julia Cameron

J’ai appris à faire confiance au processus. Quand une idée me traversait la tête je commençais à ecire les premiers mots et voyais ce qui venait. Et meme lorsque le critique intérieur soutenait que c’était incohérent, mal écrit, ou sans intérêt, je continuais. Souvent le brouillon avait juste besoin d’être corrigé et complété, pour former un tout coherent.


De plus, je sais grâce à la pratique des pages du matin, que le regard que l’on pose le jour même sur un texte est souvent trop critique. Il est bon d’attendre pour se relire. Julia Cameron qui est à l’origine de l’exercice des pages du matin conseille de mettre ses pages dans une enveloppe et d’attendre huit semaines avant de les relire.


Ainsi, je relis parfois mon texte le lendemain ou quelques jours plus tard et je le corrige.


Dans cette aventure, je suis toujours aussi curieuse de ce qui veut s’écrire à travers moi. Chaque jour je déballe ce cadeau, et je découvre le sujet du texte, souvent au moment de l’écrire. Et puis, au delà de l’écriture et de la production de contenu ce qui m’intéresse vraiment est de me découvrir, et découvrir la personne que je serai de l'autre côté de ce défi.


Et je crois comme Elisabeth Gilbert que cette curiosité suffit pour se lancer un tel défi. Enfini, pour vous encourager à relever le défi vous aussi, si telle était votre envie, je choisis de conclure avec ce qu'elle répondait alors qu'on lui demandait pourquoi se la